PRESSE. Union de reins
- Pierre Nino
- 14 oct. 2019
- 2 min de lecture
Les textes et les photos. C'est ce qui a fait la notoriété du magazine Union depuis 1973. Pour le trouver dans les librairies il faut souvent se démonter les cervicales et se mettre sur la pointe des pieds (oui je suis petit) pour décrocher le Nirvana. Interview - écrit - de Flore, responsable digital/événementiel de cette institution du charme.

Internet a favorisé l'accès au charme. Malgré tout, Union a réussi à résister en développant un site web sur lequel on peut lire les histoires qui ont fait le succès du magazine mais aussi un service de VOD - Union TV - ou encore un store vendant des sextoys. Une complémentarité avec le papier qui semble plaire aux lecteurs.
La17e Lettre : Que représente Union pour les gens qui y travaillent ?
Flore : Un travail comme un autre avant tout ! Il y a différents talents (maquettistes, rédacteur en chef, journalistes, assistants de rédaction, monteurs, etc.) qui se sont retrouvés là avant tout pour leur compétence.
Combien de personnes travaillent dans la rédaction ?
Une petite dizaine
Faut-il être libertin pour bosser pour Union ? Ce n'est évidemment pas une question que l'on pose à l'entretien d'embauche. Et la vie privée des salariés ne concerne personne d'autre qu'eux ! En particulier, Union n'est pas un magazine libertin - il fait aussi la promotion du couple exclusif, eh oui !

On dit que Internet a tué la presse de charme mais Union continue de paraître depuis 1972. Quel est le secret de sa longévité ? Nos lecteurs sont encore très attachés au format papier. Et beaucoup sont provinciaux, attachés à la presse, attachés à leur kiosque de quartier. Union est unique en sont genre. Ce n'est pas qu'un magazine porno ! Il y a aussi des récits érotiques, des conseils sexo, de l'actualité, etc. Ce que l'on ne trouve pas sur les tubes gratuits aujourd'hui.
"Nous ne mettrons jamais Chirac à la Une de notre magazine"
Combien d’exemplaires tirez-vous ?
Nous tirons à 80 000 exemplaires chaque mois.
Recevez vous des messages de gens qui vous confondent avec le quotidien régional l’Union de Reims ?
Oui, tout à fait ! Nous avons reçu pas plus tard qu'hier un message qui se plaignait de ne pas avoir reçu le numéro qui mentionnait la mort de Jacques Chirac. Clairement, c'était une confusion avec l'Union de Reims... Nous ne mettrons jamais Chirac à la une de notre magazine !
Comment se fait le choix des histoires que vous publiez ? Nous recevons une dizaine de courriers par semaine environ. Nous choisissons en fonction de la longueur et de la crédibilité ! Certaines personnes fantasment et nous écrivent n'importe quoi, nous y faisons attention. D'autres ont vraiment un style d'écriture trop "limite" ou leur histoire est beaucoup trop courte. Hop, aux archives direct.
Propos recueillis par Pierre Nino
@la17elettre sur Twitter
Pour lire Union sur le web, c'est par ici : www.union.fr
Comentarios