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"Tu veux pas que je te lèche ?" Mon expérience d'une cabine de diffusion

  • Photo du rédacteur: Pierre Nino
    Pierre Nino
  • 22 avr. 2019
  • 2 min de lecture

Vous savez ce que c'est. Un soir, on erre dans Paris. On est un peu alcoolisé et on a une furieuse envie de baiser. Il est trop tard pour réveiller un plan cul et avoir recours à une pute n'est franchement pas la solution la plus classe. C'est même un brin glauque et onéreux. D'autant qu'on a tenté une incursion dans un club. Quelques couples mais un seul dans les coins câlins et qui y baise, porte fermée. Juste pour le plaisir des yeux.


Rue de la Gaité est l'autre lieu des sexshop à Paris. (Capture Google street view)

Je me dirige donc rue de la Gaité. J'ai entendu dire qu'après Pigalle c'était l'autre rue des sexshops et qu'on pouvait accessoirement y faire quelques rencontres dans les couloirs exigus menant aux cabines de diffusion. Je suis refoulé d'un premier établissement. Il est 0h30. Trop tard. Le second sera le bon pour 12 euros de l'heure. Cabine 14 au sous-sol. C'est vaste. Dans la petite pièce, un siège façon avion de chasse. Je m'asseois en vérifiant qu'aucune matière visqueuse n'ait été laissée par un précédent visiteur. Ca a l'air clean. Je zappe. Les vidéos sont rangées par catégories. J'aime l'exotisme, je sélectionne des pornos avec des asiatiques.

On est finalement mieux chez soi devant un bon PornHub

Alors que je me déboutonne pour commencer mon oeuvre, je vois ma porte s'ouvrir. Un homme, la quarantaine, sexe en main entre. Il a une gourmette. Seul les femmes je trouve ce bijou excitant, j'en suis même fétichiste. Sur les hommes, cela fait beauf. Il s'astique en me regardant. "C'est pour quoi", je lui demande. "Ca dépend ce que tu veux", me répond-t-il tout en regardant ma verge qui peine à durcir du fait de la présence de l'intrus. "Tu ne veux pas que je te lèche", poursuit le quadra. "Non, ça va, je rétorque. Je préfère une femme". Il insiste le bougre : "Je suce peut être mieux qu'une femme". Mais son argument n'est guère convaincant et je clos : "Chez moi, c'est psychologique. J'ai besoin d'avoir une femme au bout de ma queue. Même nulle en pipe, ça m'excitera toujours plus qu'un homme". L'idée d'avoir ces poils de mentons frottant contre les couilles ne m'enchante guère. Un couple descend les escaliers et s'isole. Mince, encore raté. Avec tout ça, je n'ai même plus envie de me branler. On est finalement mieux chez soi devant un bon PornHub.

Pierre Nino

 
 
 

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